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Orientation Positive© : qu’apporte-t-elle de différent quand on cherche sa voie ?

« Tu veux faire quoi plus tard ? » À cette question, certains jeunes répondent avec assurance. D’autres haussent les épaules. Et beaucoup donnent une réponse qui paraît raisonnable, parce qu’ils ont de bonnes notes dans une matière ou parce qu’un métier est connu dans leur famille, sans être certains qu’elle leur ressemble.

Pour les aider, on regarde les formations, les débouchés, les résultats scolaires. On échange avec les enseignants, on consulte l’Onisep, on rencontre parfois un psychologue de l’Éducation nationale. Ces ressources sont précieuses. La connaissance de soi fait d’ailleurs déjà partie des démarches proposées par le service public de l’orientation.

L’Orientation Positive©, fondée par Isabelle Servant, propose de consacrer un temps particulier à une question : qui est la personne qui va faire ce choix ? C’est le point de départ de l’accompagnement que je pratique chez Vers-Sens.

Dans mes séances, cette exploration occupe une place centrale. Nous prenons le temps de reconnaître les ressources et les élans de la personne, puis nous ouvrons plusieurs hypothèses avant de les confronter au monde réel. Les informations sur les filières et les métiers viennent nourrir cette réflexion, au moment où elles deviennent utiles pour elle.

Regarder les forces que les notes ne racontent pas

Un bulletin dit quelque chose des apprentissages scolaires. Il raconte moins facilement la manière dont un jeune aide ses amis, organise un projet, répare un objet, écoute les autres ou invente des solutions lorsqu’un plan tombe à l’eau.

Nous cherchons ensemble ces forces dans son histoire et dans ses activités, scolaires ou non. Une qualité qui lui semble « normale » peut être difficile à reconnaître précisément parce qu’il l’utilise souvent. Mettre des mots dessus élargit sa façon de se voir et ouvre de nouvelles pistes.

Prendre au sérieux ce qui donne de l’élan

Deux personnes peuvent réussir les mêmes études et se sentir très différemment dans le quotidien d’un métier. L’une aime chercher longtemps, seule, une solution complexe. L’autre prend de l’énergie dans le contact, le mouvement ou la création collective.

En Orientation Positive, nous explorons ce qui intéresse la personne, ce qu’elle aime faire et les situations dans lesquelles elle se sent vivante et engagée. Aimer cuisiner, par exemple, n’oblige pas à devenir cuisinier. Qu’aime-t-on dans cette activité : créer, maîtriser un geste, accueillir, travailler en équipe, faire plaisir ? Ces réponses peuvent mener à plusieurs univers professionnels.

Comprendre ce qui compte vraiment

Le troisième éclairage est celui du sens. Pour certains, il passe par le fait d’être utile aux autres. Pour d’autres, par la liberté, la beauté d’un travail bien fait, la transmission, la stabilité ou la possibilité d’apprendre sans cesse.

Il n’y a pas de bonne réponse attendue. Le travail consiste à repérer ce qui compte pour cette personne, à ce moment de sa vie. Forces, joie et sens forment alors une boussole : ils aident à formuler des pistes qui lui ressemblent davantage. Ils ne désignent pas automatiquement un métier unique.

La différence se voit dans la façon d’avancer

Une fiche métier informe. Un test peut suggérer des idées. Un entretien scolaire aide à préparer une décision. Dans l’accompagnement que je propose, nous prenons le temps de faire dialoguer ces apports avec ce que la personne a découvert sur elle-même. Une réponse à un test peut même devenir le début d’une discussion : « Est-ce que cela te ressemble ? Dans quelles situations l’as-tu déjà vécu ? »

Le jeune apprend ainsi à formuler plusieurs hypothèses et ses propres critères pour les départager. Il participe au choix au lieu d’attendre qu’un résultat ou un adulte lui indique sa place.

Une piste devient une question à vérifier

Imaginons un jeune qui dit aimer organiser les fêtes de famille. On pourrait aussitôt lui suggérer l’événementiel. En discutant, on découvre peut-être qu’il aime surtout prévoir les détails, réunir des personnes très différentes et créer une ambiance où chacun se sent bien. Ce sont plusieurs intérêts à explorer, dans des métiers variés.

La suite se passe aussi hors du cabinet : lire une fiche métier, rencontrer un professionnel, visiter une formation, faire un stage ou observer un environnement de travail. Quelles sont les activités quotidiennes ? Les horaires ? Les contraintes ? Le parcours de formation ? Une envie devient plus solide lorsqu’elle a rencontré la réalité.

Ce qui change pour le jeune, et aussi pour l’adulte

Un jeune peut arriver sans aucune idée, avec trop d’idées ou avec la peur de décevoir. Un adulte peut avoir un métier et sentir qu’il n’y trouve plus sa place. Dans les deux cas, l’exploration permet de relier des éléments jusque-là épars : expériences, compétences, envies, besoins et possibilités concrètes.

Le résultat recherché est une décision mieux comprise par la personne qui la prend. Elle peut expliquer ce qui l’attire, ce qu’elle veut encore vérifier et quelle sera sa prochaine étape. Si son projet évolue plus tard, cette façon de réfléchir lui restera utile.

Chez Vers-Sens, l’accompagnement en orientation permet aux jeunes d’explorer ces questions et de construire des pistes. Pour les adultes, l’accompagnement en transition professionnelle aide à faire le point sur un parcours et à envisager la suite.

Vous aimeriez savoir si cette démarche correspond à votre situation ou à celle de votre enfant ? Écrivons-nous pour en parler.

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